Un bijou de créateur

Quand je vous dis « Bijou de créateur », quel est le premier mot, la première couleur, la première qualité qui vous vient à l’esprit?

Quand je vous dis « Bijou de créateur« , quel est le premier mot, la première couleur, la première qualité qui vous vient à l’esprit?

En tant que créatrice de bijoux,  je me suis posée la question car le savoir faire du tissage des perles fait appel à des techniques particulières, souvent méconnues d’ailleurs, bien loin de ce que l’on appelle vulgairement de « l’enfilage de perles ».

L’art du tissage de bijoux en perle de rocaille et de cristal est véritablement particulier, et c’est pour cela que je ferai la différence suivante : un bijou de créateur & un créateur de bijou.

Je partage donc aujourd’hui ma réflexion de ce que représente à mes yeux ce terme, qui reste à développer et enrichir bien sûr d’autres réflexions car je n’ai volontairement pas été me documenter pour faire appel à mes représentations 🙂

Un bijou de créateur, c’est avant tout un bijou non industriel, réalisé en petite série, un modèle unique. Quand je pense « Bijou de créateur » je pense : unique, technique, savoir-faire, fait main, passion, artisanal, personnalisé, état d’esprit, mode de vie, créateur, artiste, relation humaine, rare … Et c’est là que je me rends compte à quel point créer un bijou dans son ensemble pour le vendre dans un second temps dépasse complétement l’aspect purement commercial.

Un bijou de créateur, c’est bien plus que vendre un produit à quelqu’un.Un bijou de créateur, c’est un mode de vie, de penser, une façon de vivre.

Vivre et penser que le bijou créé possède une valeur, celle du partage, de la considération, de la patience, de l’imagination, de l’émotion et du rêve. J’imagine la personne qui va porter le bijou, unique. Qu’il n’y en a pas deux comme elle. Pourquoi son bijou serait-il comme tous les autres?

Un être unique, un bijou unique.

Alors je me rends compte qu’un bijou de créateur c’est sortir du conformisme, c’est devenir soi, s’accepter, se développer. Sortir de l’achat de masse, ou tout le monde possède la même chose, sans distinction, sans personnalité, sans histoire.

Un bijou de créateur, c’est précisément une histoire. Que l’on porte & emporte partout avec soi.

Mes bijoux de créateur veulent raconter ces histoires. Des histoires d’amour, d’un jour ou de toujours, d’amitié, d’ancêtres, de rituels, de voyages

Qu’en pensez-vous?

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La légende de Jack O’Lantern

Il était une fois un homme qui s’appelait Jack.

Jack était un maréchal ferrand Irlandais, méchant, avare et ivrogne mais malin comme un singe. Un soir, complètement ivre dans une taverne, Jack bouscule le diable.

Le diable tente alors de convaincre Jack de lui laisser son âme en échange de faveurs diaboliques. Avant d’accepter le pacte, Jack lui dit : « – D’accord, je te suis… Mais avant de m’emmener, offre moi un dernier verre au Pub ».

Le diable se transforme alors en pièce afin de payer le tavernier. D’un geste, Jack saisi la pièce et la glisse dans sa poche. Mais à l’intérieur de sa poche se trouve une croix en argent, ce qui empêche le Diable de se retransformer pour lui prendre son âme.

Ce dernier reste donc prisonnier sous la forme d’une petite pièce jusqu’au jour ou Jack   libère le Diable à condition qu’il ne vienne pas réclamer son âme avant une dizaine d’années.

Dix ans plus tard, Jack recroise la route du diable sur un sentier de campagne : ce dernier réclame le fruit du pacte. Une idée traverse alors la tête de Jack : « J’arrive, mais d’abord peux-tu cueillir une pomme de cet arbre pour moi avant mon grand départ? ».

Le diable acquiesce,  grimpe sur les épaules de Jack et s’accroche aux branches du pommier. Jack sort alors son couteau et sculpte une croix sur le tronc de l’arbre. Le Diable se retrouve alors coincé de nouveau, cette fois-ci en arbre.

Jack négocie alors avec le diable qu’il ne prenne jamais son âme… Sans autre solution, le diable accepte et Jack le libère.

A la mort du maréchal ferrand, l’entrée du paradis lui est refusée, et aux portes de l’enfer, le Diable lui rappelle qu’il ne peut prendre son âme.

« -Mais où vais-je aller? » demande Jack.

-« Retourne d’où tu viens! » lui répond le Diable, et lui donne une braise pour d’éclairer son chemin dans le noir.  Jack la met dans un navet, condamné à errer comme une âme en peine au milieu des ténèbres…

Il est alors nommé « Jack à la lanterne, en français ». Il réapparaît chaque année, le jour de sa mort, à Halloween.

Jack O’Lantern de nos jours…

De nos jours, Jack O’Lantern est un personnage que l’on retrouve chaque année à Halloween. Halloween est en quelque sorte la version moderne de la fête de la Samain, une fête d’origine celte, où la croyance populaire consistait à penser qu’une fois par an, le monde des vivants et des morts co-existait l’espace d’une nuit…

Pour éviter de rencontrer des fantômes et autres âmes errantes, la population disposait des offrandes devant leurs portes et creusaient dans des légumes (navets, citrouilles…etc.) pour y placer des bougies, afin de se protéger des mauvais esprits.

Ce ne fut qu’au début des années 1800 que cette coutume se diffusa aux États-Unis, à l’occasion de la venue massive des irlandais. Ces derniers continuèrent à fêter la Samain, et décidèrent d’utiliser une citrouille pour y placer leurs bougies.

Depuis ce jour, ces fameuses citrouilles sont surnommées les « Jack O’Lantern » en référence à la légende…

 

 

A mourir de rire!

Préparer Halloween, j’ignorai que cela pouvait être aussi…

Préparer Halloween, j’ignorai que cela pouvait être aussi drôle!

Halloween me rappelle vaguement un jour de mon enfance ou déguisée en fantôme par mes parents, cachée sous un drap blanc avec deux trous pour les yeux, je m’amusais à faire du vélo en riant. Les parents nous font faire de ces choses parfois 🙂

Et puis plus tard il y a les copines, la famille, les séances de maquillage, les déguisements et la chasse aux bonbons qui sont souvent à mourir de rire!

Et un beau jour, il y a une séance photos avec mise en scène improvisée entre copines : quoi de plus fun!?

Quand en plus, rien n’a été prévu et qu’une sorcière surgit à côté de la Pyramide du Louvre au beau milieu des touristes venu se « selfier » devant les merveilles d’architectures parisiennes!

Car après avoir créé votre bijou unique, il vous faut le présenter, et le mieux que vous pouvez bien sûr!  Quoi de mieux pour un bijou d’Halloween qu’être porté par une vraie sorcière, ou un personnage tout droit sorti de Beetlejuice?

J’ai de la chance car pour cela, j’ai de merveilleuses copines qui savent incarner durant quelques heures pour leur plus grand plaisir quelques uns des personnages horrifiques qui nous font sourire durant le 31 octobre.

LA RECETTE DU BIJOU HALLOWEEN

  • 1 Bijou 100% unique & fait main
  • 1 appareil photo
  • 1 bonne dose d’humour & d’imagination
  • 1 ou deux super copine
  • 1 ou 2 déguisements
  • 1 logiciel de retouche d’image
  • Du temps, du beau temps, du bon temps

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Ma Perle rare & le Mantra

Si vous m’aviez dit il y a 10 ans que je serais passionnée par le tissage de bijoux en perle, je pense que je vous aurais ri au nez et ne vous aurais jamais cru.

Pour tisser, il faut une concentration à toute épreuve. Si vous m’aviez dit il y a 10 ans que je serais passionnée par le tissage de bijoux en perle, je pense que je vous aurais ri au nez et ne vous aurais jamais cru.

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Comme pas mal de choses dans la vie, en fait. Même mes supers copines, je ne les appréciais pas particulièrement à notre première rencontre (et vice versa je précise, hein!).

Le tissage des perles de rocaille, c’est du chocolat noir. Il faut du temps pour savoir l’apprécier. C’est un art au goût très prononcé, et la première fois cela peut être très fort. Trop fort. Comme l’amertume du chocolat noir.

C’est à cet instant précis qu’on tombe amoureux sans le savoir. Car ce qui reste après l’amertume, c’est la finesse du parfum. Ce goût qui vous fait voyager par delà les années.

Le tissage des perles de rocaille, c’est le voyage. Par la répétition. Le geste est répétitif mais se doit d’être fixe et régulier, à l’image de l’aiguille d’une montre ou d’une horloge.

L’art du tissage, c’est un mantra à lui tout seul. Car loin d’être ennuyeux, c’est la répétition qui crée la méditation. Et la méditation vous plonge dans un état d’éveil et de paix dont je ne connais pas le mot.

Vous êtes assis, là. Il est 19h30. Vous commencez votre bijou.

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Vous êtes assis, là. Il est 1h30. Vous achevez votre bijou.

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Entre temps, il y a eu ces gestes précis, répétitifs. La pensée qui suit le fil de votre aiguille et devient comme le prolongement de votre corps. Un vrai outil de travail.

Entre temps, vous avez cheminé en vous même, en paix. En silence. En musique aussi.

Si vous avez les idées noires, tissez! Tissez vous verrez le résultat!

Si vous avez les idées claires, tissez! Tissez et venez me parler du résultat!

Un mantra ou deux en musique pour caler votre méditation :

A bientôt pour de nouvelles perles rares!

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